Mali : massacre de Songho, les indignations


Suite à la tuerie survenue à Songho à 10 km de Bandiagara ce vendredi 3 décembre, les indignations ont surgi de tous les côtés pour condamner ce crime abominable, notamment de la part des acteurs et des mouvements politiques.

L’émotion était grande ce vendredi 3 décembre 2021 quand l’information est tombée. Les maliens viennent de connaitre un autre vendredi noir. 30, c’est le nombre estimatif de civils brulés vifs, tués dans une attaque terroristes qui a ciblé un camion transportant des forains entre Songho et Bandiagara dans la région de Mopti en plein centre du Mali.

Face à ce drame les indignations fusent de tous les côtés, réseaux sociaux, plateformes, tous les moyens sont mis en œuvre pour condamner cette calamité. « Je suis Bandiagara » figurait sur les pages de réseaux sociaux.

À travers un communiqué, le Parti pour la renaissance nationale (PARENA), «a condamné énergiquement ce massacre épouvantable et invite les

autorités à rechercher, par tous les moyens, les barbares et leurs complices qui

ont commis ce crime monstrueux , pour les traduire en justice. Il exprime sa compassion et présente ses condoléances aux familles éplorées des

victimes innocentes, aux populations de Songho, de Bandiagara et de tout le

Plateau ».

De même le Bureau Politique de la Convention Nationale pour une Afrique Solidaire (CNAS-Faso Hèrè) «  a aussi condamné avec la dernière vigueur cette attaque contre un véhicule forain et soldé par le massacre ignominieux de paisibles populations dans la localité de Songo près de Bandiagara ». Selon le parti, le mode opératoire et le nombre particulièrement élevé des victimes, y compris des femmes et des enfants, démontrent une fois de plus la nature criminelle et inhumaine de la nébuleuse de terroristes qui continue à semer sans vergogne la terreur, la désolation et la mort dans des régions vitales pour l'économie, le commerce et l'approvisionnement de notre pays en produits alimentaires de l'agriculture, de l'élevage, de la cueillette et de l'artisanat ».

Cependant, la population de Bandiagara, quant à elle ne s’est pas limitée à une simple condamnation par communiqué de presse. Sous la houlette des mouvements politiques et de la société civile de la région, la population de Bandiagara  est montée au créneau ce lundi 6 décembre en observant des journées de désobéissance civile sans délai.  

Abdoulaye Konimba KONATÉ

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