Mali : « Nous ne retenons rien de Choguel Kokalla MAÏGA, si ce n’est de fausses promesses. » L’attente se fait longue pour les victimes des 10, 11, 12 juillet 2020.


Plus d’un an après les événements des journées de désobéissance civile du M5-RFP, les 10, 11, et 12 juillet 2020, les victimes attendent toujours réparation. Malgré le poste de Premier ministre attribué à un leader du M5-RFP et plus de 50 % des départements ministériels confiés aux membres du mouvement contestataire du régime IBK, les jeunes qui ont été blessés gravement en suivant le mot d’ordre du mouvement du 5 juin en juillet 2020, vivent toujours dans des conditions sanitaires précaires et menacent de sortir dans la rue. 

« Des membres paralysés, des balles logées dans leur corps, faute de prise en charge adéquate », c’est ce qui caractérise selon Abdoulaye SIDIBÉ, membre du collectif des victimes des 10, 11, 12 juillet, la situation de certains des quarante blessés graves au cours des journées de désobéissance enclenchées par le M5-RFP. À en croire le jeune SIDIBÉ, le collectif a rencontré moult fois l’actuel Premier ministre Choguel Kokalla MAÏGA bien avant sa nomination pour lui faire part de leurs préoccupations. « Tout ce qu’on retient de Choguel Kokalla MAÏGA, ce sont de fausses promesses », a-t-il dénoncé lors d’une conférence de presse organisée pour la cause.

En outre, lors d’une grande mobilisation à l’occasion de la commémoration du premier anniversaire de ces journées dites « noires », Mme SY KADIATOU SOW, l’ancienne vice-présidente du comité stratégique du M5-RFP, avait déclaré que « cette mobilisation, nous la voulons par un soutien franc à la transition en cours. Ce soutien, c’est aussi une détermination, une vigilance à tout instant, le regard fixé sur les objectifs pour lesquels ces victimes ont perdu la vie ».

Pourtant, quand on se réfère aux différents témoignages des victimes, le « regard » du M5-RFP comme l’a dit l’ancienne vice-présidente, peut toujours être pointé « sur les objectifs pour lesquels les victimes ont perdu la vie », mais ceux qui ont été blessés gravement pour la cause, semblent être très éloignés du champ de ce fameux « regard ». Ce qui pousse d’ailleurs le collectif des victimes à menacer de sortir dans la rue. « Si le Premier ministre Choguel Kokalla MAÏGA ne nous honore pas, nous allons organiser une grande manifestation contre lui », affirme un membre du collectif des victimes.  

Abdoulaye Konimba KONATÉ

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