Les Nations unies, l'Union africaine (UA) et la Ligue arabe sont "pleinement engagés" pour exercer une pression en faveur d'un cessez-le-feu immédiat au Soudan, dévasté par une guerre sanglante depuis près de trois ans, a déclaré samedi 14 février le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.
Depuis avril 2023, l'armée soudanaise s'oppose aux Forces de soutien rapide (FSR) dans un conflit meurtrier marqué par des atrocités des deux côtés. Il a causé des dizaines de milliers de morts et déplacé 11 millions de personnes, constituant selon l'ONU la "pire crise humanitaire au monde".
"Nous travaillons activement avec l'UA, la Ligue arabe, le Quad (États-Unis, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Égypte) et d'autres acteurs pour faire pression sur les deux parties et leurs soutiens, en Afrique et ailleurs", a affirmé Antonio Guterres lors d'une conférence de presse au sommet de l'UA à Addis-Abeba, sans donner plus de détails.
Les Émirats arabes unis sont régulièrement accusés d'armer les FSR, des allégations qu'ils démentent malgré des preuves internationales.
Antonio Guterres, en fin de mandat, a aussi évoqué les tensions entre l'Éthiopie et l'Érythrée, voisins de la Corne de l'Afrique. Ces deux pays, qui se sont affrontés de 1998 à 2000 après des décennies de guerre pour l'indépendance érythréenne (obtenue en 1993), s'accusent mutuellement de déstabilisation.
"J'espère sincèrement qu'ils se réconcilieront pour contribuer à la paix en Afrique", a-t-il conclu.
Crédit photo : UN News